Historique de l'ACHF - Pour tout connaître

1932 - Création de l’ACHF

Réunis au Château Ramezay de Montréal le 15 mars 1932, un groupe d’historiens et d’amateurs ferroviaires créent l’Association canadienne d’histoire ferroviaire. 

La documentation et la recherche constituent une part importante des activités de l’ACHF. D’ailleurs, l’Association publie, depuis 1962, « Canadian Rail », l’une des revues historiques les plus importantes dans le domaine du patrimoine et du développement de l’industrie ferroviaire d’hier et d’aujourd’hui.

Déjà en 1936, elle s’engage à faire connaître l’histoire ferroviaire lors des célébrations et activités de commémoration entourant le centenaire du premier voyage sur un chemin de fer public canadien en s’associant au Canadien National, aux villes de La Prairie et de Saint-Jean-sur-Richelieu, terminus originaux du Champlain & St. Lawrence Rail Road. En 1941, l’ACHF s’incorpore.

1950 - Premières acquisitions majeures

En 1950, l’Association fit l’acquisition de son premier véhicule, le tramway MSR 274, donné par la Compagnie des tramways de Montréal (aujourd’hui la Société de transport de Montréal). Ce véhicule fut l’un des premiers à avoir circulé à Montréal en 1892. Les membres de l’ACHF entreprennent alors sa restauration et le présentent sous son aspect d’origine en 1952.

Cette première donation est suivie de plusieurs autres d’importance historique nationale. En 1955, le Canadien Pacifique fit don de la voiture de fonction de Sir William Van Horne, directeur général, président et chef de la direction du Chemin de fer Canadien Pacifique. Cette voiture, construite en 1883,  a transporté des personnages célèbres de l’histoire canadienne, tels que Sir Sandford Fleming et Sir Donald A. Smith, qui y ont pris place pour la cérémonie marquant l’achèvement du premier chemin de fer transcontinental à Craigellachie, en Colombie-Britannique, le 7 novembre 1885.

1961 – Fondation du Musée ferroviaire canadien

L’ACHF a joué un rôle unique dans la préservation du patrimoine ferroviaire qui n’était pas priorisée à l’époque. L’organisme a su préserver des objets, des documents, des livres, des archives, des peintures et des locomotives et véhicules; ce qui l’a amené à fonder en 1961 le Musée ferroviaire canadien.

En 1965, le Musée ouvre ses portes à un public pouvant y découvrir 25 tramways, 20 locomotives à vapeur et 5 voitures de passagers. La collection du Musée reflète les innovations élaborées ou adoptées par les chemins de fer canadiens et met en valeur les particularités de l’expérience canadienne. 

1961-1971 - Campagne de financement – préservation et développement  

En 1961, le Musée entreprend sa première campagne de financement visant la construction d’un édifice d’entreposage où sont installées les pièces les plus importantes de la collection. Le Musée reçoit un support financier des gouvernements fédéral et provincial. 

Entre 1965 et 1970, le Musée double sa capacité d’entreposage, se dote de son premier édifice historique (la gare Barrington) et construit un bâtiment abritant sa bibliothèque et ses archives. Ce dernier édifice se concrétise en 1971 grâce à un don des trois filles de Charles Melville Hays, l’un des présidents de la compagnie de chemin de fer Grand Tronc, décédé sur le Titanic en 1912.

1978 - Reconnaissance et agrandissement 

En 1978, le gouvernement fédéral accorde au Musée le titre, unique au Canada, de « musée spécialisé sur les chemins de fer ». À la suite du plan de développement du Musée, le gouvernement du Canada fournit les fonds nécessaires pour acquérir une ligne ferroviaire de desserte, propriété de Marathon Realty, filiale foncière du Canadien Pacifique et soixante-deux acres de terrains, à Delson/Saint-Constant. 

En 1979, le gouvernement du Québec accorde à l’ACHF le statut de « classe 1 », lui permettant de recevoir une subvention de fonctionnement et d’engager du personnel professionnel. Il s’agit d’une accréditation reconnaissant la valeur de sa collection et de ses activités.

2004 – Ouverture d’Exporail, le Musée ferroviaire canadien

Le 27 août 2004, le rêve devient réalité : Exporail, le Musée ferroviaire canadien est alors officiellement inauguré. L’institution se dote de toutes nouvelles installations : le Pavillon Angus aux normes muséologiques, de près de 9 000 mètres carrés, une exposition permanente, un nouveau réseau de chemin de fer miniature et un stationnement . 

Le Pavillon Angus abrite une Grande galerie de 12 voies ferrées avec passerelles accessibles aux personnes à mobilité réduite, mettant en valeur 44 véhicules ferroviaires, une salle d’exposition temporaire, une salle multifonctionnelle, une salle d’exposition de trains miniatures, une fosse d’observation unique en Amérique du Nord permettant d’examiner les dessous d’une locomotive diesel-électrique et d’une locomotive à vapeur. 

De plus, on y retrouve la mezzanine, le Centre d’archives et de documentation, trois réserves, la boutique, le café et des espaces de bureaux.

Désormais, Exporail, le Musée ferroviaire canadien est ouvert à l’année.  Sur réservation, des visites de groupes et des visites scolaires sont offertes en présence de guides-animateurs expérimentés, compétents et dynamiques.

2007 - Recommandation de la Chambre des communes - Musée national des chemins de fer

En 2007, la Chambre des communes a adopté une recommandation du rapport du Comité permanent du patrimoine canadien pour reconnaître Exporail comme étant le Musée national des chemins de fer.

Une reconnaissance qui témoigne de l’importance de la collection d’Exporail et du rôle fondamental de l’industrie ferroviaire dans le développement et l’économie du pays ainsi que des travailleurs du rail, venus d’ici et d’ailleurs bâtir le Canada d’aujourd’hui.

2008 - Service d’archives privées agréée

En 2008, le Centre d’archives d’Exporail a également été reconnu officiellement comme Service d’archives privées agréé. La valeur des documents d’archives amassés par les bénévoles depuis les débuts de l’Association canadienne d’histoire ferroviaire, fondatrice d’Exporail est un legs précieux. Le Centre est ouvert au public sur rendez-vous.

2009-2010 - Nouveaux investissements

Exporail poursuit ses projets de réaménagement de son exposition permanente en améliorant son parcours de visite extérieure, en installant des îlots d’interprétation et des jardins de gare sur le site, en construisant une aire d’observation et en mettant en place une exposition permanente à la gare Hays et enfin, en améliorant les installations de la réserve ouverte de véhicules ferroviaires.

De tout temps - Des bénévoles et du personnel engagés, fidèles et dévoués

Dès ses débuts jusqu’à aujourd’hui, les bénévoles jouent un rôle-clé dans l’administration et le fonctionnement de l’Association et d’Exporail, le Musée ferroviaire canadien. 

Ils participent au conseil d’administration, construisent pratiquement toutes les voies ferrées sur le site, conduisent les tramways et des trains durant la belle saison, servent de guides à l’occasion de journées thématiques, sans oublier le travail de moine que représente la restauration. 

Bien sûr, Exporail compte une équipe de 8 professionnels, 20 employés saisonniers et une centaine de bénévoles donnant 15 000 heures de travail.  Exporail peut ainsi offrir l’ensemble de ses activités à ses 60 000 visiteurs. 

L’avenir et la pérennité d’Exporail, le projet de l’ACHF

Aujourd’hui, l’Association canadienne d’histoire ferroviaire (ACHF) demeure un organisme sans but lucratif qui compte près de 1 000 membres et plusieurs divisions à travers le Canada. 

Fidèle à sa mission, l’ACHF continue à préserver l’héritage ferroviaire canadien et à en faire connaître la richesse. Sa collection initiale n’a jamais cessé de croître si bien qu’aujourd’hui, le Musée ferroviaire canadien devenu Exporail est le lieu de préservation de la plus importante collection ferroviaire au Canada et l’une des plus complètes en Amérique du Nord.